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Molière.
les cravates, caleçons, bas, jarretières, échar­pes, gants, perruques, barbes et pommade fournis tant aux premiers sujets qu'aux figu­rants. On y remarque même la mention de la somme donnée à Balard, l'imprimeur de musique du roi, pour les livrets des ballets. Dix-sept cent soixante de ces livrets, destinés aux courtisans ordinaires, étaient de petits livres tout simples ; deux cent quatre-vingts, offerts au roi, aux princesses et aux personnes de leur intimité, avaient une couverture en papier marbré et se fermaient avec des ru­bans. Enfin, on y voit figurer jusqu'à la somme dont on gratifia Lully pour les ru­bans et garnitures qui agrémentaient son costume.
Je transcris dans son entier ce précieux compte, dont l'intérêt n'échappera à per­sonne.